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Plus léger que l’air, plus lourd que l’air ! |
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Ce fantastique album rassemble les vues de plusieurs évènements fondateurs de l’aéronautique belge :
Le photographe est inconnu. S’il est dans le ballon avec son appareil, nous imaginons qu’il doit être militaire et gradé. Gageons que par sécurité, son sabre est consigné au sol… D’autres indices sur son identité ?
Les légendes manuscrites de l’album sont en français et gageons aussi que ce dernier a été trouvé dans un vieux grenier de Charleroi. |
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Les photos sont datées de 1908 à 1911, pendant les mois de juin à septembre. Temps clair, températures d’été, ciel d’huile … D’après l’ombre portée des vaisseaux des airs, les photos aériennes sont prises soit du Zodiac, soit du ballon captif. Le volume en mètres cubes de chaque ballon et les altitudes sont notés pour chaque prise de vue.
Les photos sont d’une rare netteté. Une observation à la loupe pourrait presque nous livrer les numéros de châssis des moteurs et le salut au mouchoir des marins de ce trois-mâts que nous voyons dériver sur l’Escaut. !
Les villes, les villages et les lieux suivants ont été survolés et photographiés : Waerloos, Contich, Anvers, le Biesbosch, Zaltbommel, Le Waal, Waelhem, Spa, Rumst, Loyers, Grave, Groenlo, Doetrinchen, Willebroeck, L’escaut ; Bruxelles, Horstedt (Brême), Anderlecht, Cruybeke, Gand, l’abbaye de Saint Bavon, Kiel, Le kruishof (hangars à ballons), Le Demer à Testelt, Testelt, Vaerenwinckel, Tibur et son château, Ten-Eyckenen, Reeth, Groeningenhof, Le Rupel, Saint Nicolas, Merxem, Brasschaet, Sint Mariaburg, Hoboken, Boom, les forts d’Anvers, Burght, Humbeek, Bouchout, Ekeren, lee fort d’Ertbrand, et Linth. |
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Ils sont captifs (lest et cordon ombilical) ou dirigeables (à hélice, moteur et plan de direction). Le dirigeable « Zodiac », à bord duquel nous pouvons admirer le cran de notre prince Albert, Futur Roi des Belges, est fabriqué par la firme du même nom, fondée en 1896 par Maurice Mallet. Elle est actuellement plus connue pour ses produits insubmersibles. |
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Ils portent le nom de leurs célèbres créateurs : Bleriot, Wright, Bregi (moteur Gnôme), Delagrange, Voisin (Octavie n°3),. . ; Remarquons que le Wright du pilote Wilford démarre sur rail, emporté par un système de catapulte à contrepoids (un pylône de soutien est visible sur une des photos). Le « Flyer », biplan monosiège Wright a une longueur de 8,5 mètres, une largeur de 12,05 mètres, une hauteur de 2,85 mètres, un poids au décollage de 0,47 tonne, un moteur de 4 cylindres en ligne refroidi par air et une puissance de 30 à 40 chevaux. Des réponses me manquent : - Qui peut me donner la vitesse de ces aéroplanes ? - Quelle était leur autonomie ? - Pour quelle raison poussent-ils la queue de l’aéroplane vers le bas en lui relevant le nez : manœuvre de décollage ou pose pour le photographe ? |
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LES PILOTES Ils sont d’authentiques héros : Delagrange (sur Voisin), le baron De Caters (le tout premier des aviateurs belges), Wilford (sur Wright), Leblon, Rougier (sur Voisin), Tips, Paulhan, Sommer.(pour ces deux derniers, voir les hangars).
DE CATERS, Pierre, baron, né en 1875 Il est notre premier aviateur, son brevet à l’aero-club de Belgique porte le N° 1, enregistré le 3 décembre 1909, à ses frais… |
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DELAGRANGE, Ferdinand Léon, surnommé le dandy volant, a inventé la galanterie aérienne : Il est le premier à avoir embarqué une dame dans les airs. Il était le brevet n°3 de l’aéro-club de France et son premier vol, de 4 mètres d’altitude sur 80 mètres de long date du 6 mai 1907.(le 17 décembre 1903, a Kitty Hawk, Caroline du Nord, aux USA, le « Flyer » des frères Wright se lançait pour un vol de 36 mètres et de 12 secondes. Les sauts de puce suivants sont initiés par Santos Dumont et Ader en 1906).
Une minute de silence, s’il vous plait : Delagrange s’est tué en meeting aérien à l’âge de 38 ans le 4 janvier 1910 sur un avion Blériot. |
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LES MILITAIRES Hormis un commentaire personnel sur la longueur réglementaire des moustaches militaires (quels guidons !), nous n’avons glané aucun renseignement sur l’organisation primitive de la force aérienne belge. Mais ils sont en nombre dans notre album, et ils ont l’air de bien s’amuser ! |
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Que cet album apporte aux archéologues de l’aéronautique la joie de découvrir de nouvelles pièces au puzzle de leurs interrogations, et aux curieux plus ingénus de flotter au gré des vents en compagnie des « vieilles tiges » et des « balloniers », extraordinaires aventuriers de l’air. |
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